Open Science Days 2026 : deux journées pour penser la science ouverte de demain 

Les 7 et 8 septembre 2026, l’Université de Lausanne a accueilli à Géopolis les Open Science Days 2026, organisées par quatre hautes écoles du canton de vaud (EPFL, HEP Vaud, HES-SO et Unil). Pendant deux jours, près de 200 personnes venues de Suisse et de l’étranger ont échangé sur les pratiques, les enjeux et les transformations de la science ouverte. 

Chercheur·euses, doctorant·es, bibliothécaires, data stewards, professionnel·les du soutien à la recherche, éditeur·rices, spécialistes de la communication scientifique, artistes ou encore citoyen·nes : la diversité des participant·es était à l’image de la science ouverte, devenue un enjeu qui dépasse largement les seuls laboratoires de recherche. Les Open Science Days ont ainsi proposé un espace de rencontre entre disciplines, métiers et contextes institutionnels différents. 

Le programme s’est articulé autour de quatre grandes thématiques : les dimensions juridiques et éthiques de la science ouverte, l’intelligence artificielle comme accélérateur de l’ouverture, la collaboration et les réseaux, ainsi que la créativité et l’imagination. Conférences plénières, ateliers, tables rondes, sessions de peer-learning, présentations, lightning talks, études de cas et posters ont rythmé ces deux journées. Cette diversité de formats a permis de passer des réflexions générales aux expériences concrètes et aux pratiques professionnelles. 

L’intelligence artificielle au cœur des débats 

Parmi les sujets qui ont particulièrement nourri les échanges, l’intelligence artificielle occupait une place centrale. Les contributions ont exploré à la fois les possibilités offertes par ces technologies et les questions qu’elles soulèvent : utilisation de l’IA dans la recherche, recours aux données ouvertes pour entraîner les modèles, protection des données personnelles, droit d’auteur, gouvernance ou encore développement de systèmes d’IA ouverts et déployables localement. L’IA a ainsi été abordée non seulement comme une technologie, mais aussi comme une question de responsabilité, de gouvernance et d’intégrité scientifique. 

Les échanges ont également ouvert la discussion sur le partage des données, des logiciels et des codes sources. Une session de posters a notamment présenté des expériences concrètes liées aux bases de données ouvertes, aux logiciels de recherche, aux données FAIR et aux politiques de partage du code. 

Croiser les expériences, au-delà des frontières 

L’une des particularités de ces journées résidait dans leur dimension internationale. Des expériences menées dans différents pays ont permis de mettre en perspective les pratiques développées en Suisse. Une session consacrée au data stewardship a notamment confronté des expériences britanniques et suisses, en s’intéressant à leur efficacité, leurs difficultés et leur durabilité selon les contextes institutionnels et disciplinaires. D’autres interventions ont apporté des regards internationaux sur le droit d’auteur, l’Open Access, les ressources éducatives libres et l’intelligence artificielle. 

Au-delà des conférences, les moments informels ont également joué leur rôle. Pauses, repas et apéritif ont offert des occasions de rencontres et de prises de contact entre participant·es et intervenant·es. Ces échanges ont contribué à renforcer les liens entre les acteurs suisses de la science ouverte et leurs réseaux internationaux. 

Des échanges qui se prolongeront 

Le bilan dressé à l’issue de l’événement fait état d’une forte participation et d’un intérêt marqué pour les thématiques abordées. Les Open Science Days ont contribué à sensibiliser la communauté académique aux enjeux de la science ouverte, tout en favorisant l’émergence de collaborations locales, nationales et internationales. 

Les journées pourraient ainsi ne constituer qu’une étape. Plusieurs pistes de collaboration ont émergé : poursuite des échanges entre professionnel·les du soutien à la recherche, organisation d’ateliers ou de formations communes, partage d’outils et de bonnes pratiques, voire développement de projets de recherche collaboratifs. Les présentations des intervenant·es sont par ailleurs disponibles en ligne, tandis qu’une interview du keynote speaker Mohammad Hosseini, professeur assistant à la Northwestern University de Chicago, a été publiée dans Le Temps le 11 septembre. 

Deux jours durant, les Open Science Days 2026 auront donc surtout permis de faire dialoguer les expériences et les perspectives autour d’une question devenue incontournable : comment construire une science plus ouverte, collaborative et responsable, tout en répondant aux transformations rapides de la recherche et des technologies ? 

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